Histoire

Lundi 26 février 2007 1 26 /02 /Fév /2007 22:05

En 1927 Charles Lindbergh avait réusi la première traversée de l'Atlantique (d'Est en Ouest) de New-York à Paris. Trois ans plus tard, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte établirent la première liaison Paris-New-York. 

Le 1er septembre 1930, Leur Bréguet  nommé "Point d'interrogation", décolle du Bourget vers 10h00 du matin chargé de 5 200 l de carburant.

 Au terme d'un voyage de 37 h et 18 mn, les 2 pilotes français réussissent leur pari. A leur descente d'avion, Charles Lindbergh est un des premiers à saluer leur exploit. La ville de New-York leur réserve un accueil triomphal.

 

 

 

La dernière commune française survolée fut Saint Valery en Caux. Pour cette raison un monument commémoratif a été dressé en haut de la falaise d'aval.

Il fut inauguré par Mr Bellonte. Mr Costes étant décédé. Sur ce monument, on retrouve le texte de la liaison radio établie au-dessus de Saint Valery en Caux.  

 

 

 

A l'invitation d'Air France, Maurice Bellonte volera sur Concorde lors du premier vol commercial supersonique Paris-New York (3h30min). Le célèbre avion "Point d'interrogation", après quelques restaurations, est conservé au Musée de l'air

Par Kate - Publié dans : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 12:11

En juin 40, Rommel était à la tête de la 7ème Panzer Division qui participa et gagna la bataille de St Valery en Caux. Il fit plus de 40 000 prisonniers. Après l'échec de la bataille de la Somme, les armées alliées replièrent et tentèrent de passer de l'autre côté de la Seine. Mais les Allemands furent plus rapides, Britanniques et Français se retrouvèrent encerclés dans la poche de Saint Valery. Les soldats espéraient embarquer sur des bateaux. A Dunkerque, les plages de sable facilitèrent l'embarquement. A St Valery, les galets ne permettaient pas la même évacuation.

Juchés sur les falaises, les Allemands coulèrent les navires qui se présentèrent. (le cargo français Granville,  le britanniqueT.F. 2 (train ferry). Le 13 juin 1940 à l'aube, ce navire se présente devant St Valéry en Caux, ignorant que les batteries côtières sont désormais aux mains de l’ennemi. Mal renseigné, il subit exactement le même sort que le GRANVILLE. Sévèrement touché par les tirs allemands, le bateau dérive en flamme, abandonné par son équipage. Le T.F. 2 disparaît à un mille des roches de la Pointe d’Ailly. Des navires anglais, les Chasseurs 6 et 7, récupérent vingt survivants.

A Veules Les contre-torpilleurs anglais HMS Ambuscade et HMS Boadicea qui tentent d'appuyer de leur feu les troupes encerclées sont touchés. 

Carnets de Rommel (extraits)

11 juin 1940

"Ce soir-là, j'envoyai un grand nombre de prisonniers parlant allemand dans la ville même, pleine encore de troupes ennemies, pour persuader celles-ci de faire leur reddition à 21 heures et de se porter, sous la protection de drapeaux blancs, sur les collines à l'ouest de Saint-Valery. Ce furent surtout les Britanniques (mais des officiers français également) qui repoussèrent toute idée de capitulation et renvoyèrent nos négociateurs les mains vides. Ils employaient énergiquement leurs hommes à construire des barricades et à placer des mitrailleuses en position tout autour de Saint-Valery et surtout dans la zone du port. Ces Britanniques espéraient probablement reprendre les opérations d'embarquement pendant la nuit"...

12juin 1940

...."Tandis que les chars contournaient le côté sud du port en direction des quartiers est de la ville, je suivis l'infanterie, franchissant le pont étroit qui conduisait à la place du marché. L'hôtel de ville et beaucoup des maisons qui l'entouraient avaient été brûlés ou brûlaient encore"....

...."Je priai ensuite le général  (Ihler) de se présenter avec son état-major sur la place du marché de Saint-Valery et j'acquiesçai à sa demande de garder sa voiture personnelle et ses bagages. L'artillerie reçut l'ordre de cesser complètement le feu sur la ville et sa région et de ne plus tirer que sur les bateaux. La 5e division de Panzers, qui avait été signalée comme engagée à 11 h. 40 contre des chars ennemis dans le voisinage de Manneville [à 3 kilomètres au sud-est de Saint- Valery-en-Caux], fut informée de la reddition de Saint-Valery.  

Au cours des quelques heures qui suivirent, douze généraux faits prisonniers me furent amenés, dont quatre divisionnaires. (Photo de Rommel et du Général Francais Ihler prise de l'autre côté du pont)

C'était pour nous une joie particulière de trouver parmi ces prisonniers le général Fortune (photo de Rommel  et du général britannique Fortune dans St Valery), commandant la 51e division britannique, avec son état-major. Je convins alors des limites entre nos divisions respectives avec mon voisin, le général Crüwell, commandant la 2e division motorisée. Pendant ce temps, les généraux prisonniers et leurs états-majors avaient été rassemblés dans une maison située au sud de la place du marché. Un lieutenant de la Luftwaffe, qui venait d'être libéré de captivité, fut rendu responsable de leur garde ; il était visiblement enchanté du changement."....

Rommel écrit à sa femme :

"Très chère Lu, 12 juin 1940
Ici, la bataille est terminée. Un commandant de corps d'armée et 4 commandants de division se sont présentés à moi aujourd'hui sur la place du marché de Saint-Valery, contraints par ma division à se rendre. Moments merveilleux !"

40 000 hommes sont prisonniers (photo de prisonniers français au-dessus de Veules) dont 6 000 Écossais, (Rommel donne le chiffre de 46 000). Il y a parmi ces prisonniers 12 généraux (dont Ilher, Fortune, Chanoine, Gastey, Vauthier, Durand, ...).Un matériel conséquent est perdu : 58 chars, 56 canons, 368 mitrailleuses, 1 100 camions).  La capture des Français passe totalement inaperçue dans la population française. En regard du 1 800 000 prisonniers qui  gagnent à pied les stalags, ils ne sont que quelques milliers de plus et tant de Français sont sur les routes privés de toute information.

 Il n'en est pas de même en Grande Bretagne où la nouvelle du désastre provoque une grande émotion. 300 Écossais sont morts. Quant aux Français ? 

Rommel et von Hartlieb foncent vers le Havre qui ne sera pas défendu. Le lendemain les Allemands entrent à Paris déclaré "ville ouverte".

Les prisonniers de la poche de Saint Valery sont encore sur les routes vers l'Allemagne et la Pologne occupée,  lorsque la France demande l'armistice.

 

Par Kate - Publié dans : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 15:34

La maison Henri IV, bel édifice en bois, de style Renaissance, édifié en 1540 par l'armateur Guillaume Ladiré. Ses vaisseaux allaient au Brésil chercher le précieux bois de braise ** dont on tirait la couleur rouge très appréciée à l'époque.  Les sculptures de la facade, taillées dans le bois de chêne évoquent la vie et les moeurs des indigènes d'Amérique du Sud. De nombreuses effigies, sculptées dans le bois, représentent des scènes évoquant ces voyages, tels un homme agenouillé sous le soleil et un bûcheron en train d'abattre un arbre du Brésil.

Outre ces sculptures inspirées par le Brésil, on retrouve sur cette façade une iconographie inspirée de la Renaissance italienne, avec feuillages, coupes, figures et rinceaux (motif universellement interprété par les artistes de la Renaissance, trouvant son origine dans l'observation de la nature, le rinceau est une composition linéaire organisée en frises de végétaux enroulés en courbes et agrémentés de feuillages, de roses). 

 La légende affirmait qu'Henri IV y serait venu en 1593 lors d'une étape entre Dieppe et Fécamp, accompagné de Gabrielle d'Estrées. Il semblerait que cela soit faux. En revanche, Il est à peu près certain qu'Henri II y vint en 1550 et fut reçu par les notables de la ville à qui il octroya le privilège du franc salé (chacun a le droit d'acheter du sel sans payer d'imposition au roi : la gabelle du sel).Cette maison, classée monument historique, a été restaurée il y a quelques années. Elle abrite de nombreuses expositions, un musée de l'histoire locale et l'Office de Tourisme.

** Le Saviez-vous ? Au moyen-âge, le "bois de braise" provenait des Indes via la Perse, importé dans les premiers temps en Europe par les Vénitiens. On peut se demander pourquoi au moyen-âge, un bois pouvait être appelé Brésil, alors que le Brésil n'avait pas encore été officiellement découvert ? Tout simplement parce que Brésil ne désignait pas alors le pays mais un bois couleur de braise. C'est la profusion d'arbres "couleur de braise" (ainsi que l'important commerce qui en découlera), qui donnera le nom Brésil au pays : Pau Brasil : le bois de braise (braza en portugais).

 A l'époque des enluminures médiévales, le rose était obtenu à partir du bois de braise. Les fins copeaux de ce bois (râpé avec du verre) étaient macérés dans du vin et/ou de l'eau adjointe d'alun puis réchauffés (selon les recettes et les destinations : il existe des procédés à froid) afin de fournir un pigment exploitable en peinture ou pour les encres, ou pour la teinture. Il était en fait surtout utilisé pour teinter les draps de luxe et les vêtements princiers. Ce pigment était en effet coûteux non seulement à cause de la difficulté, à l'époque, de réduire les copeaux en poudre, mais aussi parce que son importation suivait un très long trajet. Il aurait en effet été importé dès la fin du XIIème siècle de Java, Sri Lanka, Sumatra et des Indes via Bagdad. Le plus souvent, le teinturier et l'artiste recherchaient un rose. En tant que pigment d'origine végétale, colorant mais transparent, le rouge brésil devient rouge par oxydation à l'air. Dans une solution acide, on obtenait des teintes orangées, la solution basique donnant plutôt des couleurs allant du rose (un de ses noms anciens) au violet.

Par Kate - Publié dans : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés