Art

Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /2007 11:13

Les deux expositions à Dinard, la première en 2002, la seconde l'été dernier, m'ont permis de mieux connaître et d'apprécier ce peintre (1880/1947). 

Il vint en vacances dans cette cité balnéaire avec sa famille, à trois reprises, entre 1920 et 1930.

Lucien Jonas a su rendre compte de l'ambiance de cette époque dans des teintes chaudes et lumineuses : Chapeaux, canotiers, ombrelles pour se protéger du soleil, tentes de plage aux rayures  roses et blanches (bleues et blanches actuellement). Prenant pour modèle sa famille, sa femme, ses enfants Jacques et Solange, le sable, la mer, le jardin de la maison d'été, les tables chargées de fruit.
il a restitué cette douceur de vivre. Ces multiples instants, témoignent de la quiétude d'un homme et d'un artiste heureux. Il y peint le "bonheur simple" (nom donné à la première exposition).

 

 

 

 

 

 

L'exposition à Dinard, (près de deux cents oeuvres), montre l'étendue et la diversité de la production de ce maître de la peinture moderne traditionnelle :

-  Il s'est longuement attardé sur les scènes de la vie économique du Valenciennois, sa région de naissance.  Dentellières,  mineur sortant de la fosse, ramasseuses de gaillettes, cheminots.  

- la guerre 14/18 dont il fut un témoin essentiel avec des portraits de généraux, de simples soldats.

- Il  a également créé de grands décors muraux de style art déco à Paris et à Valenciennes (la plupart furent détruits dans cette ville pendant la dernière guerre).

 

 

 

 

 

 

 

 

Eclectique, il ne faudrait pas oublier  la première illustration du mineur de Jean Mineur pour le cinéma (je vous parle d'un temps...). On fit aussi appel à lui pour le dessin de billets de banque.

Dans cet article, j'ai préféré vous montrer 3  tableaux qui sont liés à ses vacances en famille à Dinard et qui me touchent beaucoup.

Par Kate - Publié dans : Art
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Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /2007 00:09

 Vous ne regarderez plus un tableau de la même manière après avoir lu ce livre. L'auteur, Françoise Barbé-Gall, à l'aide de nombreuses oeuvres célèbres (36), nous démontre que nous ne savons pas  observer, ou comprendre ce que le peintre a voulu faire passer.

Après nous avoir aidé à mieux voir chaque peinture, F Barbé-Gall, la resitue dans l'époque, nous donne des repères. Quel rapport le tableau entretient-il avec la réalité ? Le peintre a-t-il voulu provoquer un choc chez le spectateur ? 

Ce magnifique livre d'art nous donne des clés pour décrypter un tableau ou tout du moins le regarder différemment.

Extrait : "C'est pourquoi contrairement à l'opinion répandue, la peinture ancienne n'est pas d'un accès plus facile que la peinture contemporaine, ni l'art figuratif plus simple que l'art abstrait. Tout au plus ont-ils, les uns et les autres, des potentiels de séduction différents selon le spectateur."... 

"la véritable confusion commence lorsque le spectateur ne sais pas où poser les yeux, lorsqu'il ne trouve pas le point de repère qui lui permettrait de se diriger dans l'image. Le titre du tableau ne l'aide pas toujours, quand il ne l'égare pas davantage... l'idée qui domine en général est simple : on n'y comprend rien ou trop peu.

La peinture cependant joue rarement aux devinettes. Elle attend d'être parcourue. Peu importe par où l'on commence dès lors que l'on accepte d'y accorder du temps, car elle ne se livrera que par étapes."

Par Kate - Publié dans : Art
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Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /2007 12:01

Je ne connaissais pas Hundertwasser, ce peintre-architecte autrichien(1928/2000). Je l'ai découvert dans le livre éponyme de Pierre Restany.

Comment ne pas être subjugué par ses théories et ses réalisations ? Le fondement de son projet de société repose sur la beauté. Il a publié un manifeste "Ton droit à la fenêtre, ton devoir d'arbre" (1972).  Pour illustrer ce thème, il me semble que la réalisation Hundertwasser Haus sera intéressante à découvrir. Hundertwasser (de son vrai nom Stowasser) fut d'abord un peintre célèbre avant de devenir architecte à 55 ans.

La maison Hundertwasser (Hundertwasser Haus) est une commande de logements sociaux par la ville de Vienne.

La maison s'inspire de l'ensemble des thèmes d'Hundertwasser sur l'habitat : alignement irrégulier des fenêtres, intégration des arbres, colonnes baroques. C'est un village à la verticale de 50 appartements. Chaque logement est individualisé par une couleur propre, Il s'insère avec netteté comme un morceau de puzzle.

Le toit est agrémenté d'une série de terrasses jardins directement accessibles par les appartements situés en dessous.

Les appartements ont des balcons bosquets. Des carreaux de céramique et de métal argenté décorent la facade. Deux clochers bulbes, l'un en cuivre, l'autre doré comme ceux qui couronnent les églises autrichiennes, dominent l'ensemble. En 1985, 70000 visiteurs firent la queue pour la journée porte ouverte.

Dans cet immeuble, on trouve cabinet médical, jardin d'hiver, buanderies, espaces de jeux, terrasses arborées, café, restaurant et magasins.

Les habitants sont conscients de vivre différemment et mieux que leurs voisins. Ils apprécient leur qualité de vie. Ils ne se plaignent que d'une chose : l'invasion des touristes qui débarquent par cars entiers...

* je n'ai pas pris ces photos

Par Kate - Publié dans : Art
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