Littérature

Mercredi 4 mars 2009

Les océans sont en péril. Chacun peut se rendre compte, à son niveau, de l'appauvrissement des fonds marins. Jean-Baptiste de Panafieu, en préambule, de ce très beau livre, nous évoque toutes les menaces qui pèsent telles que surpêche, pollution, aménagement du littoral,  changements climatiques. les avertissements n'ont pas manqué. Il y a deux siècles, Lacépède prophétisait déjà la fin des baleines et des cachalots. L'auteur nous indique cependant quelques raisons d'espérer : certains pays tentent de sauvegarder le milieu marin par la création de réserves sous-marines, la protection du littoral, la limitation de son urbanisation sans oublier les accords internationaux instituant des quotas de pêche.
Quittons le préambule et entrons dans le vif du sujet. Nous allons non seulement plonger avec délice au fond des abysses pour rencontrer des créatures étranges mais  également  nous promener au bord de l'eau à la recherche de coquillages ou de crustacés que nous connaissons tous.

L'auteur consacre 2 pages à chaque mollusque, crustacé, invertébré, poisson ou oiseau sélectionné. Sur la page de droite, une grande photo
Sur la page de gauche, sur le côté les noms populaires, l'anthologie et l'étymologie.  
Dans la partie centrale se mêlent petite et grande histoire (Savez-vous par exemple, que les chinois aiment beaucoup la méduse séchée que l'on peut retrouver dans certains restaurants asiatiques), et enfin systématiquement en-dessous de la partie centrale, un petit paragraphe consacré à la pêche-aquaculture.

Pour que vous vous fassiez une idée un peu plus précise, ouvrons le livre aux pages 116 et 117, nous allons nous intéresser à la Raie Pastenague.
La Pastenague vit dans l'Atlantique nord-est et en Méditerranée sur les fonds sableux et vaseux jusqu'à 100 m de profondeur - Comme les autres raies, elle se cache dans le sédiment - Elle se nourrit de poissons, de crustacés et de mollusques

Noms populaires : Bougnette, coucou, hirondelle, fouleux, tare ronde, terre, ionare, pastinague, vastanaga

Etymologie : les Romains l'appelaient pastinaca mais donnaient aussi ce nom à la carotte ! le lien vient probablement du fait qu'ils s'enfoncent tous les deux dans le sol ; pastinare signifiait creuser avec une houe.

Anthologie : "Aujourd'hui les gaîniers préfèrent se servir de galuchat..... entre le galuchat et le chagrin, il y a, monsieur, toute la différence de l'océan à la terre, du poisson à un quadrupède" Honoré de Balzac - la peau de chagrin

Dans la partie centrale de la page 1, De Panafieu nous explique que la peau de roussette utilisée sous le nom de peau de chagrin pour poncer le bois et l'ivoire devient, à partir du XVIIIème, décorative. Jean-Claude Galuchat, maître gaînier met au point le polissage de la roussette. Ensuite il la tinte. La peau est utilisée pour habilller des meubles, des malles, des boîtes ou des étuis à lunettes. C'est lui qui utilisa une peau à grains arrondis et lisses, qu'il n'était pas nécessaire de poncer. Cette peau appelée galuchat était plus rare et plus coûteuse. Elle provenait d'une raie pastenague du Pacifique. Les grains de la peau sont des dents modifiées. La peau des raies et des requins est en effet couverte d'écailles très particulières. Elles sont constituées d'ivoire et non d'os. La mince couche d'émail qui les recouvre explique sa dureté. Le galuchat se travaille donc comme du cuir et permet la fabrication d'objets de luxe. Après être tombé dans l'oubli, le galuchat est réutilisé dans les années 1930 pour le style Arts déco pour des meubles de grand luxe. C'est encore le cas aujourd'hui avec la fabrication de reliures ou de bijoux.

Pêche-Aquaculture : la Pastenague est pêchée au chalut, mais sa chair est en général peu appréciée.  La Pastenague sephen du Pacifique est également pêchée pour sa chair et pour sa peau qui est utilisée pour recouvrir des objets de luxe et pour la production de bijoux. Cela pourrait menacer sérieusement cette espèce à croissance lente et à faible reproduction.

Par Kate
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Lundi 24 novembre 2008

Dans mes jeunes années, j'avais eu comme récompense à la fin de l'année scolaire (des débuts trompeurs !) un livre qui m'avait enchantée "Martine à la mer". L'auteur était prolixe. Je fus heureuse de retrouver ma première héroïne (une drogue douce !) dans les livres suivants. Mais la série va peut-être reprendre !

Par Kate
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Samedi 6 septembre 2008

Ce roman débute dans Barcelone,  la guerre civile à peine achevée. C'est l'histoire extraordinaire de Daniel Sempere. Son père,  l'invite, à l'adolescence, à l'accompagner dans une bibliothèque très particulière, "le cimetière des livres oubliés".  Il lui demande  d'adopter un livre et de s'engager à le défendre tout au long de sa vie. Daniel choisit le roman d'un certain Julian Carax, "l'ombre du vent". Ce choix va transformer toute sa vie.
Ce livre est un superbe roman d'aventures mais également un magnifique roman d'amour où la vie des deux personnages principaux se croisent, se rejoignent, s'imbriquent. Un roman tellement différent de ceux qu'on a l'habitude de lire actuellement.  Il a un côté roman feuilleton comme il y en avait autrefois dans les journaux avec des "bons" et des "méchants" très typés et des renversements de situation qui nous surprennent continuellement.
Action, passion, tragédie vous attendent dans les ruelles sombres de la capitale catalane de l'après-guerre.
 J'oublais de vous dire que ce roman a plus de 500 pages et cela ne doit pas vous rebuter car vous aurez beaucoup de mal à l'abandonner en cours de lecture.
Je ne connaissais pas du tout Carlos Ruiz Zafon qui bénéficie en Espagne d'un énorme engouement populaire.

Extrait : "je m'approchais de lui et caressai les mots du bout des doigts, en lisant en silence :
l'Ombre du Vent 
Julian Carax
Je n'avais jamais entendu mentionner ce titre ni son auteur, mais cela n'avait pas d'importance. La décision était prise. Des deux côtés, je pris le livre avec les plus grandes précautions et le feuilletai, en faisant voleter les pages. Libéré de sa geôle, il laissa échapper un nuage de poussière dorée. Satisfait de mon choix, je rebroussai chemin dans le labyrinthe, le volume sous le bras, le sourire aux lèvres. Peut-être avais-je été ensorcelé par l'atmosphère magique du lieu, mais j'avais la certitude que ce livre m'avait attendu pendant des années, probablement bien avant ma naissance."

Par Kate
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